LA MAGIE ESOTERIQUE
La magie pentaculaire, objet but et action de la magie, philosophie bénéfique de l’occulte, le symbolisme ésotérique, symbolisme métaphysique, fabrication d’un pantacle, rituel de consécration, magie du verbe créateur et magie des sanctuaires.
Savoir que l’on ne sait rien est le commencement de la sagesse. SOCRATE.
La chose la plus absurde est celle de nier ce que l’on ne sait pas. (H. M.)
LA MAGIE DES SANCTUAIRES
LA MAGIE DES SANCTUAIRES. « c’est au moment où le matérialiste termine sa vie que le spiritualiste commence la sienne ».
A ceux qui, sous quelque prétexte que ce soit, sont tourmentés par les maléfices, les enchantements, les sortilèges de mauvaises personnes, envoyés ou conjurés de bon gré ou forcés par les esprits malins que l’on a invoqués en brûlant des parfums magiques ; à ceux qui sont envoûtés par paroles ou par magie sur les herbes, les pierres, les écrits, les photos ; soit que cela soit fait naturellement ou mystérieusement par caractères secrets sur écrits, parchemins, bois, métaux ou autre ; soit que ces choses soient temporelles ou spirituelles ou qu’on se soit servi d’objets ou d’effets personnels ou étrangers, ou encore de choses saintes sacrées ou consacrées profanées ; à ceux enfin qui sont victimes de quelque pacte secret tacite ou manifeste, nous conseillons de se rendre souvent dans un sanctuaire ancien, toujours le même, en dehors des offices, en dehors aussi des vibrations de chants et des fidèles nombreux.
Nous leur conseillons de rechercher le calme et l’isolement d’un lieu saint, c’est-à-dire au moment où le sanctuaire est lui-même. Moment où il est propice de penser aux radiations persistantes de toutes les prières qui y furent dites, aux radiations de toutes les bénédictions, de tous les offices que ce lieu comporte naturellement et spirituellement.
C’est là qu’ils doivent aller s’ils désirent anéantir les mauvais desseins, les mauvaises actions, la malignité des yeux méchants, des langues envenimées de leurs ennemis et du sort jeté par eux sur, les étoffes, les linges, les livres, les photos, les papiers ou autre substance sur laquelle ils ont couché leurs maléfices par palpation, par incantation, ou encore sur ou dans la terre, dans quelque sépulcre, dans ou sur quelque chose que ce soit et où que ce puisse être.
Qu’ils aillent dans un sanctuaire, toujours le même lieu Saint, répétons-le, où s’épanchent avec plénitude les forces du Bien ; où l’on est si loin des affaires, des plaisirs, des soucis habituels ; où l’on se sent si indifférent aux mesquineries de la vie, si étranger à ses platitudes, si protégé contre les méchancetés, qu’il n’est pas permis de douter de la force par laquelle on est en communion avec Dieu.
Qu’ils aillent donc en ce sanctuaire, et pour peu qu’ils entrent en oraison, ne serait-ce que mentalement, ils trouveront là le bénéfice de la rémanence des prières, des litanies, véritables formules magiques qui, par leur rythme, leur répétition, restent incrustées par des siècles d’usage, et, qui sait, écoutant leur âme dans le silence d’eux-mêmes, ils trouveront peut-être aussi le moyen de sortir leur cœur douloureux de l’abîme des misères qui les alourdissent, sinon la raison de gagner le sommet de leurs joies dans la paix et la sérénité ; et ce qui leur apparaissait sombre et obscur, parce que non vivifié par la connaissance, deviendra clair et lumineux dans la traversée des choses vilaines et inutiles de la Terre.
Ces pratiques, que certains peuvent trouver ridicules, ont un effet indubitable et établissent la résonance bienfaisante entre ces lieux saints et celui qui les fréquente.
A voir aussi :