Les supports de la magie
LES SUPPORTS DE LA MAGIE : gris-gris,talismans, fétiches et amulettes ; la magie des symboles, les pierres précieuses, parfums, couleurs et plantes magiques ; Le tarot ésotérique. La métapsychique, c’est la science des phénomènes de l’âme, qui dépassent la psychologie ordinaire, « Science qui a pour objet des phénomènes dus à des forces ou à des facultés inconnues de l’esprit »,

 

PLANTES, FRUITS ET FLEURS MAGIQUES

 

PLANTES, FRUITS ET FLEURS MAGIQUES. Les plantes de polarité négative devaient être cueillies la nuit tandis que celles de polarité positive l’étaient de jour. Celle du soleil, comme l’héliotrope, le tournesol etc., à midi. Ajoutons que ces plantes étaient la plupart du temps employées fraîches et non séchées comme on pourrait le supposer. C’est pourquoi les sorcières pour fabriquer leurs breuvages demandaient quelques heures afin de ramasser ce qu’on appelait les simples. On objectera à ceci que ces mêmes sorcières devaient également être très averties au sujet des quantités à donner, surtout quand il s’agissait de plantes comme la jusquiame. Certainement l’à peu près suffisait. Pour l’atropine par exemple il faut 2 à 3 milligrammes pour constituer une dose toxique. Il est probable que pour atteindre cette dose il faut un certain nombre de graines et une masse de feuilles encore plus grande. Cependant nous devons supposer que les sorciers et sorcières possédaient des sortes de tables leur indiquant approximativement les quantités à employer et cela d’une façon générale. Rapprochons encore une fois les données fournies par les différents tableaux et nous voyons que le poivre est analogue à Mars. Or, Mars gouverne les parties génitales, l’impuissance, la stérilité. Personne n’ignore maintenant l’influence du poivre sur l’excitation sexuelle. De même si dans un cas de kératite la sorcière appliquait un cataplasme de jusquiame sur les yeux malades elle se conformait de fort près à la thérapeutique actuelle. En comparant les tableaux, on voit que la kératite et la jusquiame sont analogues à Jupiter de polarité négative. Ne nous moquons point de cette médecine soi-disant hermétique, certaines découvertes de nos savants modernes ne font que de rééditer ce qu’elle applique depuis des millénaires. Comme il y a des bons et des mauvais médecins, il y avait des sorcières et de fausses sorcières. La plupart du temps manquait l’exactitude du diagnostic quant aux médecins, depuis le Moyen Age jusqu’à la Révolution environ, on peut les considérer comme de parfaits ignorants dans leur généralité, auprès de certains magiciens et de certains sorciers. Ne se montrèrent réellement savants parmi les médecins que ceux qui s’appuyaient sur la science antique. Cependant l’on doit croire que toutes les plantes indiquées à une planète n’étaient point employées indifféremment pour toutes les maladies correspondant à la même planète. Sans doute, la médecine moderne, malgré sa confiance en elle-même aurait encore beaucoup à apprendre de la médecine antique. Même à notre époque Paracelse serait un grand savant. Ce qui a beaucoup discrédité, sans doute, la médecine hermétique ce sont les fantaisies dans le genre des suivantes, malheureusement attribuées à Albert le Grand. Par exemple : Si l’on cueille l’héliotrope en août lorsque le soleil est dans le signe du Lion et qu’on l’enveloppe dans une feuille de laurier en compagnie d’une dent de loup, on sera à l’abri de la médisance. L’héliotrope cueilli à ce moment aura certainement une efficacité particulière au point de vue thérapeutique, mais probablement aucune contre les médisants. La pervenche séchée et réduite en poudre était considérée comme aphrodisiaque. Autre recette merveilleuse : mêler de la centaurée à du sang de huppe, jeter ce mélange dans l’huile d’une lampe et tout le monde éclairé par cette lampe se verra les pieds en l’air ! D’après Albert le Grand encore, l’infusion de verveine est dépurative. Un cataplasme à la racine de jusquiame sur l’endroit sensible calme les douleurs rhumatismales. Enfin l’araignée séchée pilée mise dans un linge et appliquée sur le front guérit, dit-on, de la fièvre tierce. Cette médication était encore employée en Orient où l’on faisait prendre des pilules de toile d’araignées, dans certains cas de paludisme. Il nous faudrait un volume pour relater toutes ces puérilités. Peut-être cependant qu’il existe un sens nous échappant encore. Nous croyons plutôt que les erreurs de transcriptions successives ont déformé la plupart de ces recettes.

 

 


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